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DPI, résolution et pixels : le guide complet pour vos PDF et images

Les termes DPI, résolution et pixels reviennent sans cesse dès qu'il s'agit de scanner, d'imprimer ou de convertir un document. Ils sont pourtant souvent confondus. Ce guide explique clairement ce qu'ils signifient, comment les calculer et quelle valeur choisir selon votre usage.

DPI et PPI : de quoi parle-t-on vraiment ?

DPI signifie "dots per inch", soit points par pouce. C'est une mesure de densité : elle indique combien de points sont imprimés ou affichés sur une longueur d'un pouce (2,54 cm). Plus le DPI est élevé, plus les points sont serrés et plus l'image paraît fine et détaillée.

PPI, pour "pixels per inch", est la notion équivalente côté écran et fichier numérique : elle compte des pixels plutôt que des points d'encre. Dans le langage courant, DPI et PPI sont souvent employés l'un pour l'autre. La distinction essentielle à retenir : le DPI n'a de sens que rapporté à une taille physique. Une image "de 300 DPI" ne veut rien dire seule ; c'est "300 DPI pour une impression de tel format" qui a du sens.

Un pixel, lui, est un point de couleur unitaire dans une image numérique. Une photo de 2480 pixels de large contient 2480 points sur une ligne, indépendamment de la taille à laquelle vous l'afficherez. Le DPI est justement le pont entre ce nombre de pixels et la dimension réelle en centimètres ou en pouces.

La formule : pixels = pouces × DPI

La relation entre pixels, taille physique et densité tient en une formule simple : pixels = pouces × DPI. Si vous travaillez en millimètres, convertissez d'abord en pouces en divisant par 25,4 : pixels = (mm ÷ 25,4) × DPI. Un pouce vaut exactement 25,4 mm.

Prenons un exemple concret avec une feuille A4, qui mesure 210 × 297 mm. À 300 DPI, la largeur donne (210 ÷ 25,4) × 300 ≈ 2480 pixels, et la hauteur (297 ÷ 25,4) × 300 ≈ 3508 pixels. Une A4 scannée ou exportée à 300 DPI fait donc environ 2480 × 3508 pixels.

La même A4 à 72 DPI ne fait plus que 595 × 842 pixels environ, ce qui correspond aux fameux "points" du format PDF. À l'inverse, à 150 DPI elle atteint environ 1240 × 1754 pixels, et à 600 DPI environ 4961 × 7016 pixels. On voit que doubler le DPI double le nombre de pixels sur chaque côté, donc quadruple le nombre total de pixels.

Quel DPI choisir selon l'usage ?

Pour un affichage à l'écran ou sur le web, 72 à 96 DPI suffisent largement : au-delà, l'écran n'affiche pas plus de détail et le fichier s'alourdit inutilement. C'est la résolution idéale pour partager un document par e-mail ou le publier en ligne.

Pour des documents bureautiques courants qui seront occasionnellement imprimés, 150 DPI offrent un bon compromis entre lisibilité et poids du fichier. Pour une impression de qualité (photos, plaquettes, documents officiels), visez 300 DPI, la référence standard de l'imprimerie.

Pour des numérisations fines, de l'archivage ou de la reconnaissance de caractères (OCR) sur de petits textes, 600 DPI apportent une précision supplémentaire. Au-delà, le gain devient marginal pour la plupart des documents texte. Lorsque vous créez un PDF à partir de photos avec l'outil image-to-pdf, ou que vous transformez un fichier avec convert, gardez ces repères en tête pour ne pas sur-dimensionner vos fichiers.

Pourquoi un DPI élevé alourdit les fichiers

Le poids d'une image dépend directement de son nombre de pixels. Puisque doubler le DPI quadruple le nombre total de pixels, un scan à 600 DPI peut peser environ quatre fois plus qu'à 300 DPI, à contenu identique. Un DPI trop élevé produit donc des PDF volumineux, lents à envoyer et à ouvrir, sans bénéfice visible.

C'est là qu'intervient la compression. Réduire un fichier peut passer par une baisse du DPI effectif des images (rééchantillonnage) et par un encodage plus efficace, comme le JPEG pour les photos. L'outil compress applique ce type d'optimisation pour alléger un PDF tout en conservant une qualité adaptée à l'usage visé.

La bonne démarche consiste à choisir le DPI en fonction de la destination finale, puis à compresser si nécessaire. Numériser à 600 DPI puis compresser fortement revient souvent à gaspiller du temps et de l'espace : mieux vaut scanner directement à la résolution utile.

Bien scanner pour l'OCR

L'OCR, la reconnaissance de caractères, transforme l'image d'un texte en texte sélectionnable et recherchable. Sa précision dépend fortement de la qualité de la numérisation. Pour un document imprimé classique, scannez à 300 DPI ; pour des caractères très petits ou une écriture fine, montez à 400 ou 600 DPI.

Privilégiez un scan bien contrasté, net, sans ombre ni pli, et idéalement en niveaux de gris ou en noir et blanc pour le texte pur. Un document légèrement de travers peut faire chuter le taux de reconnaissance : redressez la page avant traitement.

Une fois vos pages numérisées, vous pouvez les assembler en un seul PDF avec image-to-pdf, convertir des formats variés avec convert, puis réduire l'ensemble avec compress si le fichier final est trop lourd. En choisissant le bon DPI dès le départ, vous obtenez des documents à la fois lisibles, exploitables par OCR et raisonnables en taille.

Questions fréquentes

Combien de pixels fait une A4 à 300 DPI ?

Une A4 mesure 210 × 297 mm. À 300 DPI, cela donne environ 2480 × 3508 pixels, calculés avec la formule (mm ÷ 25,4) × DPI. À 72 DPI, la même A4 fait environ 595 × 842 pixels.

Quel DPI pour l'impression ?

Pour une impression de qualité, 300 DPI est la référence standard. Pour des documents bureautiques courants, 150 DPI suffisent souvent. Le web et l'écran se contentent de 72 à 96 DPI.

Quel DPI pour l'OCR ?

300 DPI conviennent à la plupart des documents imprimés. Pour de petits caractères ou une reconnaissance plus fine, montez à 400 ou 600 DPI, avec un scan net et bien contrasté.

Quelle différence entre DPI et résolution ?

La résolution désigne le nombre total de pixels d'une image (par exemple 2480 × 3508). Le DPI est une densité : le nombre de points par pouce, qui relie ce nombre de pixels à une taille physique donnée.